Les débuts de mon roman, la fin de Jeanne-Antoinette

L’automne 2014 voit naître mon premier roman, LIÉES PAR LE SANG (Éditions La Semaine). Le printemps de cette même année, 15 avril plus précisément, marquait le 250e anniversaire de la mort de Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour. Cet événement n’a pas eu d’écho au Québec. Et pourtant, la dame a joué un rôle capital, bien qu’en coulisses, dans notre histoire.

Madame de Pompadour à son métier à broder, à la fin de sa vie. François-Hubert Drouais, vers 1763, 1764.

Madame de Pompadour à son métier à broder, à la fin de sa vie.
François-Hubert Drouais, vers 1763, 1764. (Cliquez pour agrandir.)

Madame de Pompadour pourrait être l’une de celles que l’on adore détester. En effet, au moment où la Nouvelle-France est menacée par les Anglais, la favorite est le premier ministre occulte de Louis XV. Alors qu’elle excellait dans le domaine des arts et de la culture – elle a favorisé le travail des plus grands créateurs de son temps – son action politique a été moins heureuse. La colonie en a fait les frais. Amie de Voltaire, elle a fait sienne l’idée que la France pouvait être heureuse sans Québec, que les arpents de neiges ne valaient pas la peine d’être défendus.

La marquise est décédée peu de temps après la Conquête du Canada par les Anglais. La reddition de Montréal, en 1760, un an après la bataille des Plaines d’Abraham qui a vu tomber Québec aux mains des ennemis, a scellé le sort de la Nouvelle-France. Madame de Pompadour est morte en 1762, avant même la signature du Traité de Paris, en 1763, qui cédait à l’Angleterre l’Acadie, le Canada, Terre-Neuve, le Cap-Breton et toute la rive gauche du Mississippi (source : Canada-Québec, synthèse historique, Éditions du renouveau pédagogique, 1969).

En dépit de sa catastrophique influence politique, Madame de Pompadour demeure un personnage remarquable. Son goût très sûr, qu’il s’agisse d’art, de mobilier, d’architecture, de lettres, de porcelaine, de mode, bref de culture et de style français lui a permis de laisser une marque indélébile sur son siècle, celui des Lumières, et sur le règne de son roi et royal amant, Louis XV.

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Je tenais à ce que LIÉES PAR LE SANG paraisse en 2014. J’y vois un hommage, en quelque sorte, à Jeanne-Antoinette, Marquise de Pompadour, née Poisson.

Marie-Josée Poisson

2 réflexions au sujet de « Les débuts de mon roman, la fin de Jeanne-Antoinette »

  1. Article fort sympathique, une lecture agréable. Ce blog est vraiment pas mal, et les sujets présents plutôt bons dans l’ensemble, bravo ! Virginie Brossard LETUDIANT.FR

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