À mon propos

ph_mf_lectureUn jour, j’écrirai un roman. Ce souhait, je l’ai formulé, encore et encore. Et puis est arrivé ce moment quand on se dit, un jour, c’est maintenant. C’était il y a cinq ans. Voilà le temps qu’il m’a fallu pour mener à terme ce projet rêvé de longue date. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? Parce que la vie.

En fait, j’ai toujours écrit. Cela allait de soi, avec le métier que j’avais choisi : les communications. Alors que mes professeurs de l’université Laval de Québec voulaient faire de moi une communicologue, j’ai été mauvaise élève et je suis devenue une communicatrice. Peut-être moins intello mais beaucoup plus efficace pour gagner sa vie.

Je me suis donc mise à écrire au kilomètre : des communiqués de presse, des articles, des discours, du contenu web et du matériel promotionnel en tous genres. En français mais aussi en anglais. Facile pour une fille des Cantons de l’Est, comme moi, qui a grandi à Rock-Forest dans les deux langues et dont les premiers souvenirs télévisuels ne sont pas seulement Bobino de Radio-Canada mais aussi Captain Kangaroo de la télé du Vermont.

Après trois ans passés aux Émirats Arabes Unis, dans une agence de publicité, je suis rentrée au Québec et j’ai entrepris la phase francophonie internationale de ma carrière. Durant une douzaine d’années, j’ai fréquenté les francophones et les francophiles des Amériques, de Terre-Neuve à Victoria, de Gaspé à Buenos Aires. Sans compter les Belges, Suisses, Africains et Français, tous partenaires dans l’aventure TV5. J’écrivais toujours. Des pochettes de presse, des auto-promotions pour l’antenne, des voix hors-champs pour des vidéos.

Après la télé, la culture. D’abord à l’École supérieure de danse du Québec. Puis, j’ai au sein de la Place des Arts en tant que rédactrice en chef du Magazine de la Place des Arts. Ici, l’édition s’ajoutait à la rédaction.

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Aujourd’hui, je signe mon premier roman : LIÉES PAR LE SANG. Cette enquête généalogique s’articule autour d’un nom. Le mien : Poisson. Difficile à porter pour toutes sortes de raisons. Alors que j’étais en plein processus d’écriture, certains me disaient qu’il s’agissait là d’un bien piètre prétexte à la fiction. Je ne le crois pas. Rien n’est plus important que le nom. Son nom. Tant qu’on ne vous nomme pas, vous n’êtes pas. Et quand on ne vous nomme plus, vous n’êtes plus. Pour moi, le nom est un puissant ressort de l’individu, de l’identité. Il vous donne votre place dans le monde, pour le meilleur ou pour le pire.

Mais assez parlé de moi. LIÉES PAR LE SANG se veut une plaisante traversée de l’Atlantique, entre le Québec et la France. Et du temps, par ses nombreuses allusions à l’histoire, notre histoire.

Espérant vous compter parmi mes lectrices, mes lecteurs,
Marie-Josée Poisson