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Les dessous

Les dessous

Ça y est, j’ai entrepris l’écriture du Tome 3 de LIÉES PAR LE SANG.
Le titre demeure à trouver, mais le synopsis est complété pour ce qui sera la conclusion de la saga généalogique de Lou, héroïne moderne, et de Charles-Guillaume, son premier ancêtre arrivé en Nouvelle-France. J’ai envie de vous emmener dans les dessous de l’intrigue.

C’est en hiver que j’écris le mieux.
Durant cette saison propice à l’enfermement, les mots me viennent.
Et là où j’aime me cloîtrer, c’est au chalet, dans ma chambre-bureau.
Rideaux tirés, beau temps, mauvais temps.   Le tissu à fleurs  ne déplairait pas à Jeanne-Antoinette, marquise de Pompadour, présente en coulisses, dans chacun de mes tomes.
Elle avait (peut-être) choisi de semblables textiles pour sa chambre. J’avais pu le constater, lors de la visite de ses Petits Appartements, à Versailles. 

J’y avais eu accès, en privé, grâce à l’intervention de mon ami historien, Georges Poisson. Ce décor a été reconstitué à partir de ce qui est connu des goûts de la marquise.

  J’étais accompagnée de l’écrivain et historien Georges Poisson, à l’École militaire de Paris, lors d’un bal évoquant le 250e anniversaire de la mort de Madame de Pompadour. C’est à la suggestion de la marquise que Louis XV créa cette académie. Le soldat, en uniforme du XVIIIe siècle, ajoute au thème d’époque.

Quand j’ai entrepris l’écriture de ce qui sera, finalement une trilogie, Jeanne-Antoinnette (née Poisson) fut mon inspiration première. Je lui suis fidèle.
Signée François Boucher, ceci est l’oeuvre la représentant que je préfère. Elle y apparaît au sommet de sa beauté et y fait une lumineuse démonstration du style Pompadour, celui qui fut imité dans toutes les cours d’Europe.

Livres reliés aux armes de la marquise de Pompadour, veau, maroquin. Photo tirée du catalogue de l’exposition Trésors du Musée Stewart: 50 ans d’acquisitions,
Montréal 2005. Crédit: Jasmin Provost, Média Urbain.

En ouverture du Tome 3, nous retrouvons Alcide Germain. L’infatigable généalogiste de Lou, continue de compulser les pages du journal de campagne de Charles-Guillaume-Louis Le Normant d’Étiolles dit Poisson.
Déchiffrant la graphie d’un autre temps du jeune lieutenant, il démêle peu à peu l’écheveau de sa vie, consignée dans des cahiers reliés de cuir rouge. Ce sont des livres ayant appartenu à Madame de Pompadour, figurant dans les collections du Musée Stewart de Montréal, qui m’ont donnés l’idée de ces cahiers. 

Ajout Photoshop, à ce tableau, de la couverture du livre
réalisé par Anastasia Fadous

Les précieux carnets de Charles-Guillaume sont frappés des armes de Pompadour (notez les 3 tours), un ultime cadeau d’une mère à son fils qu’elle ne reverra peut-être jamais.
Lou, en pleins préparatifs de mariage, se fie à Alcide pour rattacher les fils de cette histoire écrite au moment où la Nouvelle-France deviendra la Province de Québec. À mesure que progressera l’écriture de ce roman, je partagerai avec vous mes diverses sources d’inspiration, de documentation.
Un genre de making of, d’incursion dans l’envers du décor.
J’espère que ceci vous intéressera.
Pour ma part, j’ai autant de plaisir à effectuer ces recherches – à relier entre eux les moult indices et détails que je débusque, que je dépoussière – qu’à coucher sur papier mon intrigue.

À suivre…

Marie-Josée        

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